Lorsque la médecine rencontre l’escrime…

Un grand merci à Violaine GUERIN, notre référent médical pour EAH qui nous propose cet article.
Je lui cède immédiatement le clavier.

 » A la fois sport individuel et d’équipes, l’escrime fait travailler l’ensemble du corps. Ses vertus éthiques, stratégiques et qualités ludiques en font une discipline très complète.

L’escrime favorise l’affirmation de la latéralité, la connaissance du corps et le sens de l’équilibre. Dans un deuxième temps, elle développe la précision du geste, affine l’organisation dans l’espace et permet une coordination oculo-gestuelle.
Sur le plan psychologique, l’escrime permet le développement de la confiance en soi, entre autre, par la maîtrise et l’affirmation du geste.

La stratégie est un élément clé de l’escrime. Elle fait appel au sens d’observation et d’analyse et aide à développer une rapidité décisionnelle et d’exécution qui permettent précision et engagement.

Les fondements de l’escrime sont la courtoisie, le respect de l’autre et la loyauté.
Ceci se traduit entre autre, par le salut au Maître, à l’adversaire, à l’arbitre, au public, et par l’attention portée à sa propre sécurité et à la sécurité de tous.

A tout âge, l’escrime permet de retrouver la spontanéité de l’enfance et de faire resurgir l’imaginaire du héros et du conquérant.
Grâce à tous ces aspects, l’escrime aide à développer chez les enfants de nombreuses qualités psycho-motrices et d’adaptation scolaire et sociale.

Ce sport est pratiqué debout ou en fauteuil chez les personnes handicapées motrices et ne nécessite pas beaucoup d’espace. A ce titre, l’escrime est aisément déployée à l’hôpital. Les enfants malades peuvent ainsi bénéficier d’un enseignement comparable à celui des initiations réalisées en club.

Outre les côtés détente et sportif, l’escrime me semble extrêmement intéressante dans le cadre d’une approche psychothérapeutique chez des enfants présentant des pathologies chroniques nécessitant des hospitalisations de longue durée ou des séjours récurrents.

Les thérapeutes pour enfant travaillent beaucoup par le jeu et EAH pourrait développer un travail avec les équipes soignantes s’inscrivant dans la démarche de soins.
Un axe intéressant à travailler en priorité pourrait concerner la « défense » et la « protection » avec un parallèle à faire entre le jeu et la maladie.
Les exercices sur cible pourraient également s’inscrire dans un travail de visualisation pour, par exemple, détruire une tumeur maligne.

Le travail des Maîtres d’Armes auprès des enfants malades est précieux et à soutenir activement ! « 

Violaine Guérin

Laisser un commentaire

ALC 18 ème art |
AMON NA FI |
UNION DEPARTEMENTALE CSF 62 |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Lourdes 2010
| Trisomie 21: Région de Marr...
| francophone